Guide local · La Seyne-sur-Mer · Var

Dératisation à La Seyne-sur-Mer : ce que le bâti change

Le centre reconstruit dans les années 1950, la cité Berthe des années 1960, l'isthme sableux des Sablettes et les villas de Tamaris ne posent pas le même problème. Le protocole qui règle l'un échoue sur l'autre.

62 905 habitants (INSEE 2022) Surmulot et rat noir Base d'intervention à La Seyne
Antoni Beaudon Gérant et applicateur certifié · Certibiocide N°070749 Publié le 8 septembre 2026 · Mis à jour le 8 septembre 2026

Une dératisation ne rate presque jamais à cause du produit. Elle rate parce qu'on a traité un bâtiment sans lire ce qui, dans sa construction, laisse entrer les rongeurs et les y maintient. À La Seyne, quatre types de bâti coexistent sur quinze kilomètres de côte, et chacun ouvre une voie d'entrée différente.

Pied de façade méditerranéenne avec regard en fonte, descente d'eaux pluviales et enduit dégradé à la jonction sol-façade
La jonction sol-façade et le regard : les deux points d'entrée relevés le plus souvent sur le bâti d'après-guerre de la rade.

Deux espèces, deux bâtis, deux protocoles

On dit « les rats » comme s'il n'y en avait qu'un. En pratique, sur la rade, on en rencontre deux, et confondre les deux fait perdre des semaines.

Le surmulot est un animal de sous-sol. Il creuse, il nage, il remonte les canalisations, il vit dans les réseaux d'assainissement, les caves, les vides sanitaires et les sols meubles. Il monte peu et redescend toujours. On le trouve au niveau du sol et en dessous.

Le rat noir est un grimpeur. Il circule en hauteur — arbres, câbles, descentes d'eaux pluviales, charpentes, combles — et il est traditionnellement lié aux zones portuaires méditerranéennes. Un traitement posé au sol ne le rencontrera jamais.

Le signe qui les sépare, sans voir l'animal

La hauteur des indices. Des crottes et des traces de gras au ras des plinthes, dans une cave ou le long d'un mur de sous-sol : surmulot. Les mêmes indices sur une panne de charpente, un rebord de faux plafond ou une gaine en partie haute : rat noir. Le protocole, les points de pose et les fermetures à réaliser n'ont rien en commun.

Infographie Serenitex : quatre types de bâti à La Seyne-sur-Mer — centre reconstruit des années 1950, cité Berthe des années 1960, isthme sableux des Sablettes, villas XIXe de Tamaris — et la voie d'entrée des rongeurs propre à chacun
Les quatre bâtis de La Seyne et la voie d'entrée que chacun ouvre. La hauteur des indices sépare le surmulot du rat noir.

Quatre quartiers, quatre problèmes

La Seyne a été façonnée par son histoire industrielle et par la guerre. Cela se lit encore dans ses réseaux.

Secteur Ce que le bâti impose
Centre-ville et port Le quartier du port a été bombardé pendant la Seconde Guerre mondiale et la plupart des immeubles datent des années 1950. Réseaux d'évacuation d'époque, courettes intérieures, caves communicantes : le surmulot circule d'un immeuble à l'autre sans jamais sortir. Traiter une seule adresse ne sert à rien si la mitoyenneté n'est pas prise en compte.
Berthe et le nord La cité a été conçue dans les années 1960, avec ce que cette génération de grands ensembles comporte : locaux poubelles collectifs, colonnes techniques traversantes, sous-sols continus. Le foyer initial est presque toujours le local ordures, et le traitement relève de la copropriété ou du bailleur social, pas du logement.
Les Sablettes et Mar-Vivo L'isthme est un tombolo, formé par l'accumulation de sable dans un ancien détroit. Sol meuble, donc terriers faciles et peu profonds, souvent en limite de propriété ou sous une terrasse. S'y ajoute la saisonnalité : restauration en été, résidences fermées l'hiver, deux régimes alimentaires opposés dans l'année.
Tamaris et Saint-Elme Bâti balnéaire du XIXe siècle aménagé par Michel Pacha : murs épais, caves voûtées, jardins, dépendances. Beaucoup d'anfractuosités, peu de plans à jour. Saint-Elme reste un petit port de pêche et de plaisance, avec la ressource alimentaire permanente que cela implique.

Le hameau des Sablettes ajoute une contrainte que peu de gens anticipent : reconstruit par Fernand Pouillon en matériaux locaux, il est classé au patrimoine architectural du XXe siècle. Toute fermeture définitive y engage l'aspect extérieur, et se conçoit avec le même soin qu'une reprise de façade.

Les trois points d'entrée qu'on retrouve à chaque intervention

Quel que soit le quartier, la fermeture se joue presque toujours sur les mêmes points. Un rat franchit un orifice d'environ vingt millimètres, une souris d'environ six à sept. Autrement dit : un passage jugé trop petit à l'œil ne l'est presque jamais.

Par le bas

La canalisation et le siphon

Le surmulot nage et remonte une colonne. Un siphon désamorcé par une absence prolongée, un raccord non étanche sous un évier, un regard fissuré : la barrière d'eau disparaît et le réseau devient un couloir. La commune est raccordée à la station d'épuration de Toulon Ouest – Cap Sicié, dimensionnée pour 500 000 équivalents-habitants : le réseau qui y mène est vaste, ancien par endroits, et il ne s'entretient pas depuis un appartement.

Au pied du mur

La jonction sol-façade

Descente d'eaux pluviales mal reprise, gaine de réseau non rebouchée, joint de dilatation ouvert, seuil de porte usé. Sur sol sableux, on trouve en plus le terrier creusé directement contre le mur, souvent masqué par un massif ou une terrasse en bois.

Par le haut

La toiture et les combles

C'est la voie du rat noir : arbre en contact avec la couverture, descente d'eau non protégée, closoir absent en jonction de toiture, chatière laissée ouverte. Sur le littoral, choisir de l'inox et non un galvanisé fin, qui ne tient pas face aux embruns.

La règle qui décide de tout

Traiter sans fermer revient à vider une baignoire robinet ouvert. Une population éliminée sur un bâtiment resté ouvert est remplacée en quelques semaines, parce que la niche écologique, elle, n'a pas bougé. Le rapport d'intervention utile est donc celui qui identifie les points d'entrée et les qualifie — défaut de bâti ou défaut d'usage.

Ce qui a changé dans la méthode

Une pratique très répandue n'est plus conforme : laisser des postes appâtés en permanence pour « prévenir ». Les conditions d'emploi figurant dans les autorisations de mise sur le marché délivrées par l'ANSES portent explicitement la mention de ne pas utiliser ces produits en appât permanent pour éviter une invasion ou surveiller l'activité des rongeurs.

Ce qui se pratique désormais tient en deux temps : une surveillance permanente non toxique, et des campagnes de traitement bornées, déclenchées sur constat et refermées par un contrôle. Ce n'est pas une contrainte administrative de plus : c'est ce qui limite l'intoxication secondaire des rapaces, des hérissons, des chats et des chiens qui consomment un rongeur intoxiqué.

Un second point mérite d'être connu, parce qu'il explique beaucoup de dossiers où « le traitement n'a rien donné ». Le surmulot est néophobe : il évite pendant plusieurs jours, parfois plusieurs semaines, tout dispositif nouveau apparu sur son parcours. Un prestataire qui repasse à soixante-douze heures, constate une consommation nulle et conclut à l'absence de rongeurs se trompe simplement de méthode.

Ce que dit la réglementation

Le décret n°2023-695 du 29 juillet 2023 a nationalisé les règles d'hygiène des locaux d'habitation. Elles couvrent les logements, leurs abords et les parties communes des immeubles collectifs.

CSP · art. R.1331-45
« Toutes mesures nécessaires sont prises pour prévenir la prolifération d'animaux causes de nuisances pour la santé humaine […] dans les locaux d'habitation et, s'il y a lieu et en urgence, pour y remédier, notamment par déblaiement, nettoyage, désinfection, dératisation et désinsectisation. »
RSD du Var · art. 23.1
« Dans les logements et leurs dépendances, tout occupant ne doit entreposer ou accumuler ni détritus, ni déjections, ni objets ou substances diverses pouvant attirer et faire proliférer insectes, vermine et rongeurs. »

C'est l'article qui fait peser une obligation sur l'occupant lui-même, et pas seulement sur le propriétaire. Il est régulièrement invoqué dans les dossiers de voisinage.

Qui paie, selon où circule l'animal

Situation À la charge de
Caves, parking, local poubelles, colonnes, gaines, cour Le syndicat des copropriétaires, via le syndic
Intérieur d'un logement loué Le bailleur, au titre de la décence : l'article 6 de la loi du 6 juillet 1989, modifié par la loi ELAN, impose un logement « exempt de toute infestation d'espèces nuisibles et parasites »
Intérieur d'un logement occupé par son propriétaire Le propriétaire, pour la partie strictement privative
Défaut de bâti — canalisation, regard, vide sanitaire, façade Le propriétaire ou la copropriété : ce n'est pas de l'entretien courant, donc pas le locataire

Le détail de la procédure en immeuble — signalement écrit, majorité en assemblée générale, recours si rien ne bouge — est traité dans notre guide rat dans un immeuble : que faire et qui doit agir, complété par qui paie la dératisation en copropriété.

Ce qu'une intervention sérieuse comporte

Le déroulé ne change pas d'un quartier à l'autre, seule la lecture du bâti change.

Étape 1

Diagnostic et identification d'espèce

Relevé des indices, de leur fraîcheur et de leur hauteur, identification de l'espèce, repérage des coulées et des points d'entrée. C'est cette étape qui détermine tout le reste — et c'est celle qu'on saute le plus souvent.

Étape 2

Traitement borné et sécurisé

Postes d'appâtage sécurisés et inviolables, ou piégeage mécanique quand la présence d'enfants, d'animaux domestiques ou de faune non cible l'impose. Positionnement sur les coulées réelles, pas au hasard.

Étape 3

Contrôle, puis fermeture

Un second passage vérifie la baisse d'activité. On liste alors les fermetures à réaliser, avec des matériaux qui tiennent : grillage inox à maille fine noyé au mortier, manchons rigides, closoirs ventilés. La laine d'acier se tasse et s'oxyde, la mousse expansive se traverse en une nuit.

Étape 4

Rapport écrit

Zones traitées, produit appliqué, points d'entrée identifiés et qualifiés, consignes. C'est le document qui vous sert ensuite face à un bailleur, un syndic ou une assurance.

Nos ordres de grandeur tarifaires sont publiés sur la page tarifs : le diagnostic sur place reste indispensable, seul le devis signé fait foi.

Questions fréquentes

Deux au minimum : un passage de traitement et un passage de contrôle. La néophobie du surmulot fait qu'une consommation nulle à soixante-douze heures ne signifie rien. Sur un immeuble avec caves communicantes ou sur un secteur à sol sableux, un troisième passage est fréquent, le temps de vérifier qu'aucun terrier ne se rouvre.

Prévenez le syndic, par écrit. Une cave est une partie commune, et un rat qui y circule vient d'un réseau partagé. Un traitement individuel dans un logement ne touchera pas la population, qui vit ailleurs. Le signalement écrit déclenche aussi l'obligation d'agir : tant que le syndic n'est pas informé, on ne peut lui reprocher son inaction.

Non, et pour deux raisons distinctes. Les ondes ultrasonores ne traversent pas les cloisons : chaque meuble et chaque doublage crée une zone d'ombre, et c'est précisément là que le rongeur s'installe. Les répulsifs olfactifs, eux, saturent en quelques jours ; le surmulot évite une odeur nouvelle le temps de sa néophobie, puis s'y habitue. Aucun des deux ne remplace la fermeture des points d'entrée.

Oui, à condition d'adapter le dispositif. Les postes d'appâtage sont sécurisés et inviolables, fixés, appât bloqué. Quand la contrainte est forte — jeune enfant, chien fouilleur, poulailler, faune non cible — on bascule sur du piégeage mécanique contrôlé, plus lent mais sans risque d'intoxication secondaire. Les consignes de réintégration sont remises par écrit.

L'article 6 de la loi du 6 juillet 1989, modifié par la loi ELAN, impose un logement exempt de toute infestation d'espèces nuisibles et parasites. Adressez une mise en demeure par lettre recommandée avec accusé de réception, en joignant des photos datées et, si vous en avez un, le rapport d'un professionnel identifiant un défaut de bâti. En l'absence de réponse, le maire dispose de pouvoirs de police en matière de salubrité, et un dossier factuel rend sa saisine bien plus efficace.

Oui. Notre base d'intervention est à La Seyne-sur-Mer et nous couvrons l'ouest toulonnais au quotidien : Six-Fours-les-Plages, Saint-Mandrier, Ollioules, Sanary et Toulon. Les problématiques de littoral — sol sableux, embruns, saisonnalité — y sont les mêmes.

Un diagnostic sur place, à La Seyne-sur-Mer

Identification de l'espèce, repérage des points d'entrée, devis gratuit et sans engagement.

Certibiocide N°070749 Var · Alpes-Maritimes · Bouches-du-Rhône Rapport d'intervention écrit
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